Taizé

Au retour de Taizé …

(Voyage de doyenné des paroisses de

Chenôve – Fontaine d’Ouche – Marsannay – Sainte-Chantal)

 

Il y a un certain temps que je n’étais pas allé à Taizé. Et j’ai été heureux de retrouver le Taizé de toujours. Tout d’abord l’accueil des volontaires, souriants, patients,  sereins. Toujours aussi simple et chaleureux. Et puis la joie sur les visages de ceux qui allaient et venaient. Là encore, des sourires, des bonjours souvent aux accents étrangers, mais qui semblaient tous si naturels.  Sur la colline, la joie, la bonne humeur est contagieuse. Dans mes déplacements, je passais auprès de nombreux groupes en plein air : ici on chantait, ici on priait, ici on partageait, ici on écoutait un enseignement … Mais avec beaucoup de joie, de rires, de lumière sur les visages et dans les yeux. Et puis, il y eu à midi vingt la prière avec les moines, simple, belle, et recueillie. Avec ce savoir-faire des chants dans les diverses langues,  de la simplicité  des prières, et des vrais moments de silence.

Ce miracle permanent du rayonnement de Taizé nous a touchés nous-aussi. Ce qui s’est manifesté dans la bonne ambiance de notre temps de pique-nique et dans la joie d’être ensemble.

Cela m’a ramené à la vision du jour de Dieu en d’Isaïe, quand le prophète entrevoit le moment où l’amour de Dieu triomphera du mal, du péché, de la mort : « Le jour viendra où le Seigneur de l’univers préparera un festin pour tous les peuples sur sa montagne. Il fera disparaître le voile de deuil qui enveloppe tous les peuples et le linceul qui couvre les nations… Ce jour, je pense, je crois qu’il est venu avec le Christ, qu’il est déjà là, même si nous devons encore en attendre l’achèvement. Et je crois que cette colline de Taizé en est le signe prophétique. Comme pour nous dire : « Voyez, c’est déjà là. Venez goûter ici à la paix de Dieu. Pour aller faire grandir partout ce règne de Dieu qu’ici vous avez touché du doigt.

Merci mon Dieu pour ces lieux de joie et de paix, ses lieux de spiritualité et d’intériorité qui sont pour nous l’annonce et le signe de ce bonheur que tu veux pour tous les hommes. Que tu veux déjà pour cette terre, en attendant sa pleine réalisation dans la joie du ciel. Ce jour-là, comme le dit encore Isaïe, nous dirons : « Voici notre Dieu. En lui nous espérions et il nous  a sauvés. En lui nous espérions ; exultons, réjouissons-nous : il nous a sauvés. » B.C.